22 mars 2009
Song to the siren - Anglais
Song to the siren
On the floating, shapeless oceans
I did all my best to smile
til your singing eyes
and fingers drew me loving into your eyes.
And you sang "Sail to me, sail to me;
Let me enfold you."
Here I am, here I am waiting to hold you.
Did I dream you dreamed about me?
Were you here when I was full sail ?
Now my foolish boat is leaning, broken love lost on your rocks.
For you sang, "Touch me not, touch me not, come back tomorrow."
Oh my heart, oh my heart shies from the sorrow.
I'm as puzzled as a newborn child.
I'm as riddled as the tide.
Should I stand amid the breakers?
Or shall I lie with death my bride?
Hear me sing: "Swim to me, swim to me, let me enfold you."
"Here I am. Here I am, waiting to hold you."
20 mars 2009
song to the siren
Chant à La Sirène
Sur les flots d'océans sans bateaux
J'ai fait de mon mieux pour sourire
Jusqu'à ce que tes yeux et tes doigts chantants
M'aient fait trouvé l'amour dans tes yeux.
Et tu chantais "Navigue vers moi, navigue vers moi ;
Laisse moi t'enlacer. "
Me voici, je suis là en attendant de te serrer contre moi.
Ai-je rêvé que tu rêvais de moi ?
Etais-tu là lorsque j'étais en pleine mer ?
Maintenant mon stupide bateau sombre,
brisant mon mal d'amour sur tes rochers.
Et tu chantais, "Ne me touche pas, ne me touche pas,
reviens demain."
Oh mon coeur, oh mon coeur est empli de tristesse.
Je suis aussi intrigué qu'un nouveau-né.
Je suis aussi troublé que la mer.
Dois-je rester au milieux des décombres ?
Ou dois-je agoniser en attendant la mort, ma jeune mariée ?
Entend-moi chanter : "Nage vers moi, nage vers moi,
laisse moi t'enlacer. "
"Me voici, je suis là en attendant de te serrer contre moi. "
17 mars 2009
françois Cheng -extrait de "Cinq méditations sur la beauté"
"Mais pour nous en tenir au thème de la beauté,
nous constatons qu'à l'intérieur de la présence de chaque être,
et de présence en présence, s'établit un complexe réseau
d'entrecroisement et de circulation. Au sein de ce réseau
se situe, justement, le désir que ressent chaque être
de tendre vers la pleinitude de sa présence au monde"
15 février 2009
poésie de P. Jaccotet
De ce dimanche un seul moment nous a rejoints,
quand les vents avec notre fièvre sont tombés :
et sous la lampe de la rue, les hannetons
s'allument, puis s'éteignent. On dirait des lampions
lointains au fond d'un parc, peut-être pour ta fête...
Moi aussi j'avais cru en toi, et ta lumière
m'a fait brûler puis m'a quitté. Leur coque sèche
craque en tombant dans la poussière. D'autres montent,
d'autres flamboient et moi je suis resté dans l'ombre.
Philippe Jaccotet - Poésie
08 février 2009
Arbres II - Philippe Jaccottet
ARBRES II
D'une yeuse à l'autre si l'oeil erre
il est conduit par de tremblants dédales
par des essaims d'étincelles et d'ombres
vers une grotte à peine plus profonde
Peut-être maintenant qu'il n'y a plus de stèle
n'y a-t-il plus d'absence ni d'oubli
Philippe Jaccottet - poésie 1946-1967
22 janvier 2009
Accepter
Accepter ne se peut
comprendre ne se peut
on ne peut pas vouloir accepter ni comprendre
On avance peu à peu
comme un colporteur
d'une aube à l'autre
Philippe Jacottet.
15 novembre 2008
Henri Michaux - Je vous écris
07 août 2008
poésie4
Jade lisse au toucher
Soumis aux mille caresses
À toi même transparent
Tu caresses un seul rêve :
Seule lune sur seul étang
D'où s'envole l'oie sauvage
Vers l'infini ouvert
Au-dedans de toi-même
François CHENG - À l'orient de tout
27 juillet 2008
Voyelles - Arthur Rimbaud
08 juillet 2008
poésie3
Consens à la brisure
C'est là que germera
Ton trop-plein de crève-coeur
Que passera un jour
À ton insu la brise
François CHENG - À l'orient de tout


